Métro, métro, métro, métro. Bordel, le métro c'est une obsession chez moi. Un monde à part, sorte de bocal, d'aquarium, voir même une boite à sardines. Oui, parce que nous sommes bien des sardines serrées les unes contre les autres. Il faut dire que j'ai l'occasion de passer quarante minutes par jour (ou presque) de ma journée en moyenne dans le métro. Alors, vous vous en doutez, j'ai eu le temps de tout étudier dans les moindres détails.
N'empêche, dans le métro, je me sens chez moi.
On rigole bien dans le métro. Le matin tout le monde à son café et son journal. Certains révisent des notes. Le soirs les visages sont épuisés, la musique aux oreilles, les yeux fermés, tentant de respirer dans la masse de monde. J'aime le métro, j'aime les gens.
Il est de ces moments magiques que j'aimerais figer à l'éternité. De ces moments magiques où je regrette de ne pas avoir eu d'appareil photo sur moi (tout en sachant que je n'aurais pu l'utiliser sous peine de tout gâcher.)
La tante de Laura est débarquée d'Allemagne lundi. Elle a une petite fille, Nadja. J'adore cette gamine. Petite blonde aux yeux bleus malicieux. Les enfants doivent croire que nous autres, les grandes-personnes, n'en savons pas beaucoup plus qu'eux en ce qui concerne la vie. Elle se voit toujours obligée de m'expliquer comment fonctionne tel ou tel chose. Démonstration du soir : sa baguette magique lumineuse produit une faible lumière bleutée dans l'obscurité. Elle est allée éteindre la lumière, sur fond sonore de berceuses de plus calmes et mélodieuses (j'ai échappé aux comptines allemandes cette fois-ci !) puis est revenue toute fière vers le lit ou j'étais assis, sa baguette bleue devant elle. Elle a approché la baguette de mon visage et m'a dit « Man würde einen Prinzen sagen! ». Nous nous sommes mis à rire tous les deux. Elle du haut de ses quatre ans, moi du haut de mes seize ans. C'était étrange, magique. Magnifique spectacle que de la voir rire ainsi dans l'obscurité, son visage illuminé par la baguette, créant des ombres inattendues sur son visage. J'aurais voulu figer cet instant, ces émotions, cette luminosité, cette musique. C'était un tout. C'était comme dans un film. Elle s'est mise à danser, toujours agitant sa baguette magique, créant des traînées bleues dans les airs. Elle était heureuse, j'étais heureux. Peut-être que dans le fond, pendant ces quelques instants, j'étais aussi devenu un petit garçon qui dansait avec elle, sa baguette lumineuse en main. Ça m'a touché.
J'écoute Émilie Simon. Jaime les choses calmes et reposantes ces derniers temps. Depuis le temps que je ne l'avais pas écoutée. Délaissée par les groupes rocks et indés.
J'ai acheté vingt films hier, folie passagère. Laura voudrait que j'établisse un top cinq des meilleurs, mais en réalité, je pense que ce ne serais pas très représentatif étant donné que chaque film est différent. Mais tout de même, si je devais élire le meilleur films de mes récents achats, selon mes critères, ce serait Elephant (pfiouu!). Notons aussi qu'à raison de 26$ par DVD en moyenne, j'arrive à 520$ dépensés hier. Et après, l'industrie se plein de la baisse d'achats face au téléchargement illégal.
La culture, c'est trop cher.